Vendredi 7 septembre 2007

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Et voici, pour la rentrée, pour les petits et les grands, un document vidéo retraçant la vie de Nietzsche.














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Tout Nietzsche
Par Ritoyenne - Publié dans : La philosophie en vie - Communauté : Les philosophes épars
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Commentaires

Remarques : 
  Partie 2° (en tout début) : La femme dit au sujet du culte de l’apparence des Grecs, de « la superficialité » des Grecs « par profondeur » (du fait que pour eux « il n’y a que de la surface », etc.)
 
Dans un sens voisin il y a aussi ce passage de Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p64 :
« Curieux, ces Anciens ! Parce que l'homme n'est que le « rêve d'une ombre » (Pindare), au lieu de conclure à l'abdication, ils prô­naient l'amour de la gloire, seule réplique pour eux à l'évidence de l'inanité universelle. Ce sentiment de la gloire, les Modernes l'ont perdu (à l'exception de Napoléon, qui est un homme de l'Anti­quité : d'où le caractère épisodique de son apparition). »
 
Partie 3° (en début) :
 Au sujet de l’aphorisme et du fragment rétablis par Nietzsche (1844-1900), et dont il est cité :
 
« Je me méfie de tous les auteurs de systèmes, et m’écarte de leur chemin. L’esprit de système est un manque de probité. »
A ce sujet Cioran (1911-1995) a dit dans Entretiens, p22 (Entretien 1977) :
« La philosophie n’est plus possible qu’en tant que fragment. Sous forme d’explosion. Il n’est plus possible, désormais, de se mettre à élaborer un chapitre après l’autre, sous forme de traité. En ce sens Nietzsche a été éminemment libérateur. C’est lui qui a saboté le style philosophique académique, qui a attenté à l’idée de système. Il a été libérateur, parce que après lui, on peut tout dire… Maintenant, nous sommes tous framentistes, même lorsque nous écrivons des livres en apparence ordonnés. Ce qui va aussi avec notre civilisation. »
 + dans Écartèlement (1979), Chap. « Ébauches de vertige »,IV :
« Comment s’étendre le lendemain sur une idée dont on s’était occupé la veille ? – Après n’importe quelle nuit, on n’est plus le même, et c’est tricher que de jouer la farce de la continuité. – Le fragment, genre décevant sans doute, bien que seul honnête. »
+ dans Cahiers, p121 :
« La pensée brisée, fragmentaire a tout le décousu de la vie ; alors que l’autre, la cohérente, ne respecte que ses propres lois et ne condescendrait jamais à refléter la vie, encore moins à pactiser avec elle. »
+ dans Entretiens p131 (Entretien 1970) :
« Comme il s’agit, de toute façon, de questions insolubles et puisque, par tempérament, je change constamment d’humeur, je ne peux pas construire un système. Un système ne supporte pas la contradiction. Voilà mon attitude et j’en tire les conséquences. C’est pourquoi j’écris des fragments, pour pouvoir me contredire. La contradiction fait partie de ma nature et de celle de tout le monde, au fond. »
+ Sur les « auteurs de système » ou la philosophie anti-système (et du scepticisme) voir aussi ce super classement de citations de Cioran (1911-1995) donné ici (au premier post de ce fil) :
 
Partie 4° (Au milieu) :
  Sur la pensée de l’éternel retour, à ce sujet Cioran (1911-1995) écrit dans Cahier de Talamanca (1966), p27 :
« L'idée de l'éternel retour n'est chez Nietzsche qu'une lubie, au meilleur des cas une inspiration ; et c'est de la part de Heidegger une pure aberration que d'y voir la pensée centrale de Nietzsche. »
Commentaire n° 1 posté par JOHN le 09/09/2007 à 22h02
Merci John pour toutes ces citations extrèmement éclairantes.
Décidément, toi et tes citations, vous apportez bcp à P4P :)
Commentaire n° 2 posté par Ritoyenne le 10/09/2007 à 00h54
Merci Ritoyenne.
Sinon, sur la pensée de l’éternel retour, voici les autres passages de Cioran (1911-1995) – autre grand penseur qui a passé toute sa vie à penser – dans Cahiers :
 
« Gare du Nord. Une pendule y indique les minutes : 16 h 43 – Cette minute-là, je songeai qu'elle ne reviendra jamais, qu'elle a pour toujours disparu, qu'elle a sombré dans la masse anonyme de l'irrévocable. Que la théorie de l'éternel retour me paraît futile et sans fondement ! Tout disparaît pour toujours. Je ne reverrai jamais cet instant-ci. Tout est unique et sans importance. » (p244) *
 
* Repris Dans de l’inconvénient d’être né (1973), chap. II :
« Cette seconde-ci a disparu pour toujours, elle s'est perdue dans la masse anonyme de l'irrévocable. Elle ne reviendra jamais. J'en souffre et je n'en souffre pas. Tout est unique - et insignifiant. »
 
« 27 décembre [1964] – Cette nuit je ressentis jusqu'à la nausée l'impossi­bilité de l’Éternel Retour. J'entendis sonner (à la chapelle de la Sor­bonne, je pense) je ne sais quelle heure. Mais, à l'instant même, je compris que cette minute-là ne reviendra jamais, qu'elle est pour toujours engloutie, et qu'aucune vie ne la retrouvera en aucun temps. » (p250)
 
« Si quelque chose était, la peur de ne pouvoir s'en saisir devien­drait l'unique sensation. Puisqu'il n'y a rien, tous les instants sont parfaits et nuls, et il est indifférent qu'on en jouisse ou non. » (p499) *
 
* Repris dans Le Mauvais Démiurge (1969), (vers fin du) Chap. « Rencontres avec le suicide » :
« […] Tout bien pesé, il vaut mieux qu’il n’y ait rien. Si quelque chose était, on vivrait dans l’appréhension de ne pouvoir s’en saisir. Puisque rien n’est, tous les instants sont parfaits et nuls, et il est indifférent qu’en jouir ou non. »
 
« 13 décembre 1968 – Dire que, dans l'infini du temps, il n'y aura jamais un autre 13 décembre identique à celui-ci. L’Éternel Retour est un enfantillage. Tout est unique et perdu à jamais. » (p650)
Commentaire n° 3 posté par JOHN le 12/09/2007 à 22h17

Bravo ! C'est dur de trouver des vidéos sur Nietzsche. Je te remercie pour cette richesse culturelle que tu as présenté sur ton blog. Continue ainsi.

Commentaire n° 4 posté par Edi le 15/09/2007 à 15h07
Pour connaître l’avis de Cioran (1911-1995) sur la théorie du « surhomme » (et sur Nietzsche) voir la super synthèse des quelques citations (issues des Cahiers et Entretiens) donnée ici :
Commentaire n° 5 posté par JOHN le 16/09/2007 à 15h33
A la fin du 19eme siècle, de moins en moins nébuleux, les découvertes techniques ( Poincarré, les nouvelles mathématiques sur l'espace courbe, démontre une autre logique que la géometrie euclidienne, propre à l'infiniment humain, la découverte de Charcot sur les regressions psychiques de l'homme en tant qu'animal ), et les preuves scientistes reculant de plus en plus l'existence-croyance d'un dieu hypothétique, du recul net de tout dogmatisme religieux, Nietzsche est le philosophe prenant part à une réconciliation entre Croyants et non-croyants.

Il est le déculpabilisateur de la metaphysique, l'être n'est plus la substance incomprise, que les philosophes ont toujours essayé de démontrer. L'être est un affect, et cet affect est le sentiment de puissance, l'homme s'est rendu compte que ce qu'il attendait de dieu, il pouvait le faire par lui même ( precurseur du scientisme ), la dualité entre le bien et le mal par la culture historique de l'homme et non les textes bibliques, le pardon dans des cahutes en bois avec des "je vous salue marie" et vous serez pardonner, quel hypocrisie !

Nietzsche est l'explication à celà

Son seul défaut, s'il y en a, est ce côté "message codé" par son art de la philologie qui peut paraitre contradictoire, Anarchiste pour moi, mais pour d'autres personnes chrétien, religieux, fanatique politisé.
Anar 1er dit 'Ravach'
Commentaire n° 6 posté par Marty le 04/10/2007 à 12h27
Je viens de découvrir il y a peu cet autre grand – et vrai – Nietzschéen :  le penseur païen Robert Dun (1920-2002), totalement occulté par le système médiatique (et « universitaire »).
Ce dernier a déjà fait une (vraie) traduction de Ainsi parlait Zarathoustra. Traduction nouvelle et commentaire de Robert Dun (éd. Paris, Le Labyrinthe, 1983).
Voir des extraits (avec des liens de références et présentations des livres cités) ici : 
Commentaire n° 7 posté par JOHN le 07/10/2007 à 22h59

La vie a travers le regard d’un trou de serrure, l’homme et ses peurs existentielles, le fait de connaitre son existence sans la vivre est le plus grand mensonge de l’homme sur lui-même, se cachant de ces méfaits par l’excuse ontologique ( je n’aime pas ce mot ).

 

Que le dieu existant sur terre, est l’homme dans tout son concept, Nietzsche est cela, Spinoza le définit par le « Conatus », Castaneda par le « nagualisme ».

 

Etre parfait, selon la pensée chamane, le « guerrier » dans le sens traditionnel sur la pensée yaqui, sorcier pour les hommes moyens, le surhumain est guerrier, le surhumain développe son attention seconde recule tout concept, exigeant de nouvelles perspectives, « Un guerrier sélectionne les éléments qui constituent son monde, car chacun des éléments constitue un bouclier (...) Les gens sont affairés à faire ce que les gens font, voilà leurs boucliers (...) Maintenant, pour la première fois, tu n'es plus à l'abri dans ton ancien mode de vie » (Carlos Castaneda, A Separate Reality).

Le super nietzschéen Carlos Castaneda

Marty Al Bundy ( Salut les loulous Riton et Johnny )

Commentaire n° 8 posté par Marty le 09/10/2007 à 01h03

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